La Province de l’Eglise Anglicane du Congo (PEAC) a participé activement à l’atelier de deux jours tenu, du 17 au 18 Aout 2011, au Centre Pallottin de Goma et portant sur la Réponse de l’Eglise face au problème des Violences Sexuelles Basées sur le Genre (V.S.B.G.). Sur les 55 participants, la PEAC a été représentée par 15 personnes dont quatre Evêques (Mgr Ande, Mgr Bahati, Mgr Bahemuka et Sa Grâce Isingoma).
Les participants venus des Eglises, de l’Etat, de Tearfund, de l’ONU SIDA et d’autres ONG, ont pendant deux jours compris que les V.S.B.G. constituent un problème réel et vécu ; et proposé des pistes de solution pour y faire face.
Les points saillants de cet atelier ont été :
A) L’audition du rapport de recherche sur les violences sexuelles en République Démocratique du Congo.
Cette recherche a été menée par Tearfund en collaboration avec Heal Africa et la PEAC ; et a révélé que :
- Les violences sexuelles sont généralement violentes et entraînent un traumatisme physique important.
- Les auteurs sont pour la plupart des combattants et des civils.
- Les auteurs sont rarement capturés, poursuivis ou punis.
- Les survivantes victimes font l’objet du rejet, de la marginalisation et de la stigmatisation par leurs partenaires ainsi que par leurs familles et par la communauté.
- Les survivantes reçoivent très peu de soutien (soins médicaux, kits de réinsertion socio-économique, appui psychologique).
- Une culture des violences sexuelles se développe dans la mesure où même les civils y sont impliqués et ce phénomène se poursuit même après les conflits armés.
- Le système judiciaire est inefficace ; même après le conflit.
- La pauvreté est à la fois cause et conséquence des violences sexuelles.
- Certaines interprétations erronées des passages bibliques encouragent les V.S.B.G.
- L’Eglise n’est pas fortement engagée mais peut mieux faire. Les chercheurs estiment que l’Eglise peut jouer un grand rôle dans la lutte contre les violences sexuelles parce qu’elle est presque partout et ses leaders et ses animateurs jouissent d’une crédibilité et sont écoutés notamment par les décideurs politiques, les violeurs, les victimes et la population en général. Plus de 80% des Congolais sont des Chrétiens.
B) L’engagement des participants à agir pour mettre fin au silence face à la recrudescence des V.S.B.G. dans le cadre de la coalition « We Will Speak Out » :
Mme Veena O’Sullivan de Tearfund, a invité tous les participants à se joindre à cette coalition pour combattre ce problème qui décime la société.
Elle a indiqué que cet atelier fait suite à une importante rencontre autour de ce sujet, qui a réuni notamment l’Archevêque de Canterbury, l’Archevêque de la PEAC, les représentants de Tearfund, de Christian Aid et de l’ONU SIDA ; et qui a eu lieu en Mars 2011 à Londres, précisément à Lambeth Palace.
Elle a aussi indiqué le site web qui peut être consulté pour cette fin (www.wewillspeakout.org).
Tous les participants se sont engagés, chacun en ce qui le concerne, à faire quelque chose dans cette perspective.
C) L’identification par les participants ; de la vision, des défis, des solutions possibles, des ressources et des actions à mener par rapport au problème des V.S.B.G.:
Ce travail fait en six groupes a été participatif et bien facilité par le modérateur de l’atelier, Mr Hendrew L.
Photo des participants :